L'étude eco-commune

Dans la lignée du projet Earth Challenger, cette étude et ces travaux réalisés par les experts de Passion Investments et financée par la FNE vise à soutenir la protection de l'environnement au niveau le plus pertinent: les communautés territoriales. Elle se veut pratique et utile directement en portant sur la mesure de l'efficacité de cette protection de l'environnement.
Réalisée pendant 12 mois par des recherches académiques et par des études de terrain dans de nombreuses communes, ses avancées sont publiées régulièrement sur ce site

Indicateur Taux de valorisation par catégorie de déchet

Quantité de déchets collectés dans les déchetteries en Bourgogne et taux de valorisation par catégorie de déchets






Les 196 déchetteries en fonctionnement fin 2005 ont collecté près de 283 000 tonnes de déchets. Ces tonnages ont été multipliés par 1,8 entre 1999 et 2005 sur l'ensemble de la Bourgogne, par 2 en Côte d'Or, par 2,9 dans la Nièvre, par 1,5 en Saône-et-Loire et par 2,3 dans l'Yonne.

Les déchets collectés sont constitués pour plus du tiers de bois et déchets verts, pour également plus du tiers d’encombrants et pour plus du quart de déblais et gravats. Les quantités collectées de ces trois catégories de déchets sont en hausse, alors que celles de verre diminuent et celles de papiers-cartons stagnent, en relation avec le développement des collectes sélectives de ces matériaux.

Les quantités de déchets collectés par les déchetteries représentent en 2004 environ 134 kg par habitant desservi (hors gravats), contre 112 kg en 1999. La quantité collectée varie de façon importante selon les départements. Une déchetterie de l’Yonne a collecté en moyenne 78 kg de déchets par habitant desservi, une de la Côte-d’Or 115 kg, une de la Nièvre 142 kg, et une de Saône-et-Loire 177 kg.

La totalité des tonnages collectés ne sont pas ensuite tous valorisés. Le taux moyen de valorisation a toutefois augmenté : il est passé de 51% (hors gravats) en 1999 à 61% en 2001 ; il a depuis tendance à stagner (61% en 2005). Cette amélioration du taux de valorisation s’explique principalement par une meilleure valorisation du bois et des déchets verts : le taux moyen de valorisation de ces déchets est passé de 64% en 1999 à 94% en 2005. En revanche, les objets encombrants non métalliques (le « tout-venant ») qui représentent plus du quart des quantités collectées ne font l’objet d’aucune valorisation.

Définitions

Une déchetterie est un espace clôturé, aménagé et gardienné, qui permet aux particuliers, et parfois aux professionnels, de déposer des déchets de natures variées : encombrants, ferraille, bois, verre, plastiques, papiers-cartons, huiles, déchets verts et fermentescibles, déchets ménagers spéciaux… Cet indicateur prend en compte l’ensemble des déchets collectés par les déchetteries, sauf les déchets ménagers spéciaux (piles, batteries, huiles de vidange, peintures).

Chaque type de déchets est déposé dans une benne différente. La déchetterie joue un rôle d’orientation vers les filières de valorisation ou d’élimination appropriées. Les déchets peuvent suivre quatre types de destination :

• Valorisation matière (recyclage, compostage),

• Incinération avec récupération d’énergie,

• Elimination (incinération sans récupération d’énergie, mise en décharge),

• Filière illégale (décharges brutes, brûlage…)

Le taux de valorisation de chaque catégorie de déchets est déterminé par le rapport entre les quantités qui suivent des filières de valorisation matière et les quantités collectées.



Valorisation des boues de stations d’épuration en Bourgogne





En 2005, 68% des boues de stations d’épuration produites en Bourgogne ont fait l’objet d’une valorisation agronomique. 5% des boues ont été stockées et 24% incinérées. Le reste a été stocké dans des conditions non conformes, ou a été pris en charge par des vidangeurs ou encore a suivi une destination inconnue.

La valorisation agronomique est la plus développée dans la Nièvre (97% des boues), avec notamment une part élevée de boues compostées (37%). L’épandage agricole représente une part plus importante en Saône-et-Loire (85% des boues) et dans l’Yonne (76%). L’incinération concerne près de la moitié des boues produites en Côte-d’Or.

Les quantités de boues épandues en Bourgogne ont diminué de près d’un quart en 1998 par rapport à 1997, suite aux prises de position de la profession agricole. Depuis 2002, elles ont de nouveau atteint le niveau des quantités épandues en 1997. Le nombre d’agriculteurs acceptant des boues n'a pas cessé de diminuer entre 1997 et 2001 : il est passé de 300 en 1997 à 247 en 2001. Il a de nouveau augmenté à partir de 2002 sans toutefois atteindre le niveau de 1997 (288 agriculteurs en 2005).

En 2005, l’épandage de boues d’épuration produites en Bourgogne a concerné 4 170 hectares, ce qui représente moins de 2% de la superficie agricole régionale.

Informations complémentaires

Le compostage des boues d’épuration se développe en France. La plate-forme de compostage située à Champvert dans la Nièvre est la plus importante de France et la seule autorisée à recevoir des boues provenant de toute la France. Elle reçoit de l’ordre de 15 000 tonnes de boues par an, dont environ la moitié en provenance de stations de la Nièvre. Le compost produit est utilisé par des agriculteurs, des pépiniéristes, des collectivités et des particuliers.

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Définitions

Cet indicateur permet le suivi de la part des boues produites par les stations d’épuration de Bourgogne qui font l’objet d’une valorisation agronomique. Outre les boues épandues en agriculture, il prend en compte également celles faisant l’objet d’une valorisation agronomique dans d’autres domaines, après compostage par exemple.

Le recyclage des boues en agriculture ayant fait l’objet de nombreux débats ces dernières années, cet indicateur ne permet plus d’identifier de façon fiable dans tous les départements la part des boues valorisées en agriculture de façon organisée, c’est-à-dire après étude préalable à l’épandage et avec un suivi agronomique. Cet indicateur comptabilise donc l’ensemble des boues faisant l’objet d’une valorisation agronomique, qu’elle soit ou non organisée.