L'étude eco-commune

Dans la lignée du projet Earth Challenger, cette étude et ces travaux réalisés par les experts de Passion Investments et financée par la FNE vise à soutenir la protection de l'environnement au niveau le plus pertinent: les communautés territoriales. Elle se veut pratique et utile directement en portant sur la mesure de l'efficacité de cette protection de l'environnement.
Réalisée pendant 12 mois par des recherches académiques et par des études de terrain dans de nombreuses communes, ses avancées sont publiées régulièrement sur ce site

Introduction à l'étude de la FNE

Le but de la FNE est de promouvoir une nouvelle économie équilibrée. Une économie qui recherche non pas le profit maximal mais le profit optimal. Le profit optimal est un profit équilibré entre le court-terme, le profit économique et le long terme, le profit écologique.

Les tableaux de bord de la nouvelle économie comportent des indicateurs garantissant cet équilibre. A coté des indicateurs à court terme: réduction des couts, augmentation des ventes, profitabilités financières, ...ils comportent des indicateurs durables: éducation, respect de l'environnement, qualité de vie,...

Dans une première étape, pour être immédiatement pratique et concret, la FNE a choisi de promouvoir l'utilisation d' indicateurs verts par les communes. Pourquoi ce choix ?

1. Parce que les organisations publiques doivent monter la voie, étant naturellement moins agressives sur les indicateurs économiques à court terme.
2. Parce que les communes sont les organisations les plus proches de l'environnement naturel.
3. Parce que la mesure des performances environnementales est un moyen concret, visible de progresser

Le FNE développe, grâce aux experts de Passion Investments dans différents pays, un catalogue de 100 indicateurs verts proposés aux organisations publiques territoriales

1. Ils sont mesurables
Ils sont tous déjà mesurés par des communes qui servent de référence

2. Ils sont comparables pour progresser
Des références, des objectifs existent

3. Ils sont communicables
Les organisations les utilisent déjà pour montrer leur progès à la presse, aux électeurs, aux citoyens



La mise en place d'indicateurs environnementaux s'inscrit dans une démarche initiée depuis plusieurs années à différents niveaux :

• Il s'agit d'une préoccupation exprimée dès 1974 en France, dans le Rapport du Groupe sur l'évaluation de l'environnement, ainsi que dans le Rapport sur les indicateurs économiques et sociaux établi pour le VIIème Plan en 1976. Cette préoccupation se traduit en 1978 par la constitution, à la demande du premier ministre, d'une Commission Interministérielle des Comptes du Patrimoine Naturel.

• En 1989, le Conseil de l'OCDE encourage la poursuite de travaux destinés à intégrer les prises de décision en matière d'environnement et d'économie.

• Cette volonté est réaffirmée la même année dans la déclaration du G7 à l'issue du Sommet de Paris, qui demande "à l'OCDE, dans le cadre de ses travaux sur la prise en compte de l'environnement dans la décision économique, d'examiner comment élaborer certains indicateurs d'environnement".

• L'élaboration d'indicateurs du développement durable figure dans l'Agenda 21 adopté à Rio en 1992. Différents pays, parmi lesquels le Canada, la Finlande, les Pays-Bas, les Etats Unis et la Suède, conduisent des travaux pour mettre en place des indicateurs de l'environnement.

• En France, l'Institut Français de l'Environnement a défini un tronc commun de descripteurs régionaux de l'environnement. L'un de ses objectifs consiste notamment à agréger les données issues de l'échelon régional pour constituer des indicateurs nationaux, qui alimentent à leur tour le dispositif européen.







Les communes mesurent généralement leurs performances de service public en terme de respect de budget et d’avancée de projets

Le but de cette étude est de montrer l’avantage pour les commune d’ajouter à leurs tableaux de bord des indicateurs verts et des indicateurs de qualité de vie.

Ces indicateurs sont conçus pour

1. Etre assez facilement mesurable par les services communaux

2. Indiquer des tendances favorables aux habitants

3. Attirer les regards extérieurs sur l’aspect novateur des responsables communaux



Dr. Patrick M. Georges